Plan de sauvegarde et de numérisation

Depuis 1999, l'Institut national de l'audiovisuel a mis en place un plan de sauvegarde et de numérisation de ses collections. Dix-huit ans plus tard, près d’1,4 million d'heures de télévision et de radio ont été numérisées.

Lancé en 1999, le Plan de sauvegarde et de numérisation (PSN) des archives de l'Ina porte sur les fonds de télévision et de radio anciens, menacés de disparition du fait de l’obsolescence de certains formats et de la dégradation des supports, souvent uniques. Il inclut aussi, dès l’origine, le fonds photo.

A l'époque, on estime que la moitié des fonds est menacée, soit plus de 220 000 heures pour la télévision, et 300 000 heures pour la radio. Ces données – déjà colossales – ont ensuite été revues à la hausse. Au total, ce sont quelque 335 000 heures de télévision et près de 500 000 heures de radio qui ont été prises en compte dans le PSN.

La nature des menaces varie selon les supports. La dégradation chimique concerne les films nitrate, les films, les bandes son « vinaigrées » et les bandes vidéo 1 pouce B. La dégradation physique ou mécanique touche les disques radio, les films et les bandes magnétiques radio (détérioration des collures de montage).

A ces causes s'ajoutent l'obsolescence des formats et des machines de lecture des bandes vidéo 2 pouces, 1 pouce C et des cassettes vidéo 3/4 de pouce, mais aussi la vulnérabilité des émissions enregistrées sur un support unique : 90 % pour la radio et 60 % pour la télévision.

La sauvegarde consiste en la recopie d’un programme de radio ou de télévision d'un support analogique ancien vers un support contemporain numérique, afin d'assurer sa préservation à long terme, et de faciliter son exploitation. La sauvegarde des films implique un travail préalable de remise en état mécanique de la pellicule. Il s'agit par exemple de refaire les collures de montage ou de réparer les perforations sur le bord de la pellicule.

La numérisation, quant à elle, consiste en la transformation (encodage) d'un document en un enregistrement de type fichier informatique, permettant un accès en ligne sur un serveur. Les fichiers sont plus ou moins compressés, suivant la qualité souhaitée : qualité de visionnage ou qualité permettant une exploitation des images par les professionnels.

Une course contre la montre


En 2003 et 2004, une importante campagne de sensibilisation à cette menace imminente a permis de trouver des financements complémentaires, afin de réaliser l'intégralité du Plan à un rythme raisonnable au regard de la dégradation estimée des supports (soit avant 2016).

Ces financements ont permis de faire appel très largement à la sous-traitance, tout en installant à l'Ina une chaîne de sauvegarde et de numérisation dédiée à la communication des archives pour ses clients.

La numérisation progressive et systématique des fonds a aussi permis de redécouvrir des émissions oubliées et d'ouvrir un accès direct aux images et aux sons. Tout d'abord pour les professionnels, avec le site inamediapro.com, dès 2004, puis pour le grand public, avec ina.fr, en 2006. 

Entre-temps, de nouveaux formats et de nouveaux fonds ont été intégrés au PSN initial, comme les fonds de RFO, ainsi que les cassettes Bétacam et les CD audio.

En 2012, le cap du million d'heures numérisées a été franchi. L'Ina commence à mettre en place un plan de migration numérique, avec le choix d’un format « maître d'archivage », le JPEG 2000. Il s'agit dès lors de transférer les cassettes Bétacam numériques (soit 539 000 heures) issues de la première sauvegarde vers ce nouveau format. 


Fin 2016, le volume total des heures sauvegardées dans le cadre du PSN s’élève à 1 396 601 heures dont 96 992 heures de programmes d’origine film 289 heures de films nitrate, 707 014 heures issues de programmes d’origine vidéo, 478 600 heures de fonds radiophoniques issus de transferts DAT, disques 78 tours et bandes 6,25 mm. Par ailleurs, à ces volumes s’ajoutent la numérisation de 68 997 heures de CD audio de Radio France et la dématérialisation de 113 706 heures de master Bétacam numérique en JPEG2000.

Le taux de numérisation est à fin décembre 2016 de 99 % pour les programmes d’origine film, 92 % pour les fonds films nitrate, 63,5 % pour la vidéo et 80,7% pour la radio (hors CD audio).
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